Cancers de la tête, du cou et du visage

Cancers de la cavité buccale, des maxillaires, de l'oropharynx et des VADS, Cancers cutanés de la face et du cuir chevelu

CHU Amiens-Picardie

Le service de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie du CHU Amiens-Picardie prend en charge les :
– Cancers de la cavité buccale, des maxillaires et de l’oropharynx
– Cancers des VADS (voies aérodigestives supérieures)
– Cancers des glandes salivaires
– Cancers cutanés (peau du visage, du cou et du cuir chevelu )
– La Chirurgie réparatrice et reconstructrice du visage
– Les séquelles des traitements chirurgicaux et d’irradiation
Le service de CMF est recours régional et national des cancers récidivés et des complications liées aux traitements initiaux (chirurgie et/ou radiothérapie). Il participe à la réunion  pluridisciplinaire nationale bimensuelle du réseau REFCOR (Réseau Français des Cancers ORL Rares)

Cancers de la tête, du cou et du visage :
l’équipe médicale du service de Chirurgie Maxillo-Faciale et Stomatologie

Chef de service, Professeur des Universités. Praticien Hospitalier : Professeur Bernard DEVAUCHELLE
Professeur des Universités. Praticien Hospitalier : Professeur Sylvie TESTELIN

Praticiens Hospitaliers :
– Docteur Stéphanie DAKPE
– Docteur Julien DAVROU

Chefs de clinique :
– Docteur Amandine ALGRIN
– Docteur Jérémie BETTONI

Praticiens attachés :
– Docteur Ghassan BITAR
– Docteur Cica GBAGUIDI
– Docteur Sébastien LAVAQUERIE

Coordonnées :

CHU Amiens-Picardie
Site Sud – Entrée Principale
1 Rond-Point du Professeur Christian Cabrol
80054 Amiens cedex 1
BUS : lignes B6, B7, Liane 2, Elips 10 (E10), express 11 (X11) arrêt « CHU Amiens-Picardie – Quai C »

> CONSULTATIONS – Rez-de-Chaussée – Hall 1
– Téléphone : 03 22 08 90 50
– Télécopie : 03 22 66 83 29


Cancers de la tête, du cou et du visage :
les régions anatomiques

La cavité buccale

région anatomique de la bouche qui comporte :
– la langue,
– le plancher buccal,
– les gencives,
– les joues.

L’oropharynx

région anatomique de la gorge qui comporte :
– les amygdales,
– le voile du palais,
– l’arrière de la langue,
– l’arrière de la gorge.

Les 3 facteurs de risque connus du cancer de l’oropharynx sont :
– Une consommation régulière de tabac. Ce risque persiste même plusieurs années après l’arrêt du tabac.
– Une consommation régulière d’alcool, surtout en association avec une intoxication tabagique
– Une infection ancienne, asymptomatique et souvent non connue par le patient par un virus de la famille des papillomavirus humains (HPV en anglais pour Human Papillomavirus). Certains de ces virus dits de « haut risque » peuvent provoquer un cancer. Le cancer du col de l’utérus est un cancer connu depuis longtemps pour être lié à une infection par un virus HPV de haut risque. Le lien entre certains cancers de l’oropharynx et les virus HPV de haut risque est plus récent. (source INCa)

Les maxillaires

– la mandibule,
– le maxillaire,
– les gencives,

La peau du visage, du cou et du cuir chevelu


 

Quelle est la différence entre une tumeur bénigne et une tumeur maligne ?


CRITÈRES CLINIQUES

Ce sont ceux que le médecin retrouve par l’inspection et la palpation.
Une tumeur bénigne est bien limitée, c’est-à-dire, qu’elle n’adhère pas aux structures environnantes.
Elle n’engendre habituellement pas de complications nerveuses ou vasculaires.

Au contraire, une tumeur maligne est moins facilement individualisable.
Elle adhère aux structures environnantes, les envahit et est responsable de complications vasculaires, nerveuses, de fractures spontanées par envahissement osseux etc.

En bouche, une tumeur maligne peut avoir 3 caractéristiques particulières :
l’induration : quand le médecin passe son doigt sur la tumeur, celle-ci est dure,
le saignement au contact : au moindre contact, la tumeur saigne,
l’absence de cicatrisation spontanée.

Au niveau de l’oropharynx , le diagnostic de tumeur maligne doit être suspecté devant :
• un trouble de la déglutition avec une difficulté à avaler (dysphagie) ou une douleur à la déglutition (odynophagie)
ou des fausses routes alimentaires.
Ces symptômes peuvent entraîner :
– une perte de poids
– une douleur au fond de l’oreille (otalgie) sans cause évidente à l’examen de l’oreille
– une limitation douloureuse de l’ouverture de la bouche (trismus)
• une difficulté respiratoire (dyspnée). C’est le plus souvent le signe d’une tumeur localement évoluée.
• un ou des ganglions dans le cou qui sont augmentés de volume (adénopathies) et qui persistent malgré les traitements médicaux prescrits. Il est important de préciser que ces symptômes doivent attirer l’attention du patient ou des médecins lorsqu’ils persistent malgré les premiers traitements médicaux prescrits, et ceci quel que soit le sexe, sans limite d’âge, et qu’il existe ou non une intoxication tabagique ancienne ou actuelle.


CRITÈRES HISTOLOGIQUES ET ANATOMOPATHOLOGIQUES

Ce sont ceux retrouvés au microscope à faible grossissement lors de l’examen d’un fragment de la tumeur, il montre la structure générale de la tumeur :

• pour une tumeur bénigne, la structure est « identique » à une structure normale.
Par exemple, un lipome, qui est une tumeur bénigne correspondant à une prolifération de cellules graisseuses, a une structure microscopique « identique » à de la graisse normale. Les limites de la tumeur bénigne sont bien individualisées. C’est une sorte d’unité correspondant à une prolifération locale de tel ou tel type de cellules,

• pour une tumeur maligne au contraire, l’architecture est anarchique, ne ressemblant pas à une structure normale. Les limites sont mal discernables car il y a envahissement des tissus environnants.

 

CRITÈRES CYTOLOGIQUES

Ils sont retrouvés au microscope à fort grossissement pour examiner directement les cellules de la tumeur :
• les tumeurs bénignes sont faites de cellules d’aspect normal,
• les tumeurs malignes sont faites de cellules d’aspect anormal.

 

CRITÈRES ÉVOLUTIFS

Le mode d’évolution différencie fondamentalement les tumeurs bénignes des tumeurs malignes :
• la tumeur bénigne évolue localement. Elle va croître et repousser les éléments qui l’entourent.
Par exemple un lipome de la joue va former une boule, une tuméfaction qui peu à peu va grandir et devenir apparente. Cette tuméfaction peut déformer la joue, repousser l’aile du nez,

la tumeur maligne a au contraire une évolution invasive. Elle va envahir les structures qui l’environnent, « ronger » les os, infiltrer les vaisseaux sanguins, lymphatiques ou les nerfs. Par exemple, l’envahissement d’un vaisseau pourra provoquer des saignements. L’envahissement d’un nerf, des troubles sensitifs ou moteurs,

La tumeur maligne a tendance à métastaser. Ce terme signifie que des cellules de la tumeur vont se répendre dans l’organisme en utilisant les vaisseaux ou les nerfs. Selon le type de tumeur maligne initiale et sa localisation, les cellules qui essaiment vont aller se fixer préférentiellement à certains endroits de l’organisme :
– poumons,
– os,
– foie.
Une fois fixées, ces cellules vont se multiplier et former, peu à peu, une nouvelle tumeur visible qui aura le même mécanisme de croissance et d’agression que la tumeur initiale. Une tumeur maligne est donc initialement une maladie locale qui devient ensuite, plus ou moins rapidement, une maladie générale.


 

Une prise en charge pour chaque cancer



Projet de recherche : IDECAB et
campagne Européenne MakeSense

Bien que l’examen de la cavité buccale soit facilement accessible, l’incidence des cancers des VADS (Voies Aéro-Digestives Supérieures) dans la Somme est 1,7 fois supérieure à l’incidence nationale chez l’homme et 1,4 fois supérieure chez la femme. Le pronostic étant étroitement lié au stade de développement de la maladie, la détection précoce des lésions précancéreuses et cancéreuses est primordiale.

Depuis 2013, le groupe IDECAB (Incitation au DEpistage des CAncers de la Cavité Buccale) constitué par l’équipe de Chirurgie Maxillo-Faciale en collaboration avec des représentants régionaux (Adema 80, l’OR2S, le Registre du Cancer de la Somme, le Service de Santé publique et d’Épidémiologie, le Comité départemental de la Ligue contre le Cancer, l’association Epicure et le réseau (ONCOPIC) organise des campagnes de sensibilisation menées en complément de la campagne européenne MakeSense (journées européennes de dépistage des cancers des VADS).

En 2017 :
– 125 personnes ont été informées sur le stand tenu au CHU Amiens-Picardie.
– 21 patients sont revenus se faire dépister sur convocation et/ou adressage par leur médecin traitant.
– 96 personnes ont bénéficié d’un dépistage gratuit dont 5% présentaient des lésions nécessitant des investigations complémentaires qui ont mené à la découverte de 2 lésions bénignes à surveiller, de 2 lésions précancéreuses et d’1 cancer.